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MALADIES CARDIOVASCULAIRES : Le vin rouge dévoile son mécanisme de protection

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MALADIES CARDIOVASCULAIRES : Le vin rouge dévoile son mécanisme de protection

Message par zikos le Mar 10 Aoû - 2:13


MALADIES CARDIOVASCULAIRES : Le vin rouge dévoile son mécanisme de protection


Le site de la Fondation pour la recherche sur l’hypertension artérielle, la FRHTA, a repris et mis en exergue une information qui semble sérieuse, sinon elle ne lui eût point ménagé sa place dans ses colonnes, d’autant qu’il s’agit là d’un sujet récurrent et prometteur de recherche et de conversation: « Boire modérément du vin rouge réduit bien le risque de maladies cardiovasculaires, constatent de nombreuses études épidémiologiques, mais des chercheurs d’Angers viennent de dévoiler la première explication du mécanisme moléculaire de cette protection provenant des polyphénols du vin ».


Effectivement, plusieurs études par le passé ont attiré l’attention sur les polyphénols du vin rouge, auquel les Français devraient leur santé cardiovasculaire « paradoxale » par rapport à l’épidémiologie calamiteuse des autres pays développés (sauf le Japon, le seul devant la France). Une équipe de recherche INSERM de l’Université d’Angers, en collaboration avec des équipes de Strasbourg et Toulouse (M. Chalopin, R. Andriantsitohaina et coll.) - chacune établie dans un pays viticole, observera-t-on - a identifié le mécanisme moléculaire des polyphénols du vin rouge sur les cellules endothéliales des artères.

Ces cellules ne constituent pas un simple revêtement inerte comme on le pensait il y a encore moins d’un demi-siècle : ce sont des cellules sécrétantes. Ces cellules produisent notamment du monoxyde d’azote, le fameux NO, c’est à dire s’administrent à elles-mêmes un vasodilatateur, celui-là même que stimule l’administration des dérivés nitrés (dérivés de la trinitrine, traitement tricentenaire de l’angor aigu). Ces dernières années, on a d’ailleurs développé des donneurs de NO, nouvelle classe thérapeutique en cardiologie.

Les conclusions des travaux de ces trois équipes qui ont bien mérité de la viticulture et de la cardiologie françaises ont été publiées ce printemps sur le site d’information scientifique anglophone PLoS One (Public Library of Science). On peut rappeler d’ailleurs que des équipes britanniques ont par le passé tenté de déchiffrer l’énigme des constituants du vin rouge, une étude un peu partiale ayant paru autrefois dans le Lancet, dont les auteurs vantaient après… coup les qualités intrinsèques du vin de Bordeaux (appelé par eux claret), car personne n’a oublié la main mise ancestrale des Anglais sur les vignobles d’Aquitaine…

De précédentes études, dont celles de l’équipe d’Angers, avaient déjà désigné les polyphénols du vin comme promoteurs de vasodilatation, via la production endothéliale artérielle. Restait à découvrir comment se déclenche cette production. Elle aurait pour médiateur un récepteur vasculaire des estrogènes, ER alpha, ligand des polyphénols. En théorie, les femmes surtout devraient en bénéficier… ce qui finalement démentirait ce vieux dicton français : « Pour que le vin fasse du bien aux femmes, il faut que ce soit les hommes qui en boivent » !

Quand les polyphénols prennent la suite des estrogènes : En vérité, on le sait, le moindre risque cardiovasculaire (statistique) chez a femme est attribuable aux estrogènes, à condition, ce que ne disent pas les médias, qu’elles n’accumulent pas les facteurs de risque (tabac, HTA, diabète, non consommation de vin rouge)… Ceci jusqu’à la ménopause après, leur risque augmente statistiquement par rapport à celui de l’Homme. Les estrogènes agissent par l’intermédiaire de leurs récepteurs vasculaires, de même que pour obtenir une protection contre l’ostéoporose avec le THS, ils agissent par l’intermédiaire de leurs récepteurs osseux.

La delphinidine, un polyphénol remarquable : Les chercheurs français ont particulièrement étudié chez des souris (femelles, la souris n’est pas la femelle du rat !), l’activité d’un polyphénol du vin rouge, la delphinidine, un activateur du récepteur des estrogènes, pour vérifier la production de NO monoxyde d’azote, suivie logiquement d’une baisse de la pression artérielle par vasorelaxation. Effet vérifié, les rongeuses n’ayant droit qu’à l’extrait polyphénolique, non au vin-même ! A l’inverse, en bloquant le récepteur ER alpha, on prévient la fixation des polyphénols, qui n’exercent plus aucune action vasorelaxante.

Comment exploiter le « potentiel thérapeutique des polyphénols contre les maladies cardiovasculaires » évoqué par les chercheurs ? En France, ce ne sont pas les idées qui manquent…

Source : Fondation pour la recherche sur l’hypertension artérielle

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