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RÉSISTANCE BACTÉRIENNE : Des chercheurs de l’institut Pasteur découvrent de nouveaux mécanismes

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RÉSISTANCE BACTÉRIENNE : Des chercheurs de l’institut Pasteur découvrent de nouveaux mécanismes

Message par zikos le Ven 1 Oct - 1:16


RÉSISTANCE BACTÉRIENNE : Des chercheurs de l’institut Pasteur découvrent de nouveaux mécanismes


Une équipe de l’Institut Pasteur, unité des agents antibactériens vient de découvrir que certains mécanismes de résistance inventés par les bactéries se propagent même en l’absence d’antibiotiques dans l’environnement des bactéries et persistent même si l’absence d’antibiotiques se prolonge. Si la résistance des bactéries à un antibiotique, ou antibiorésistance est un problème apparu avec la mise en usage des premières molécules antibiotiques vers le milieu des années 1940, il semblerait que la montée en puissance de ce phénomène inquiétant soit lié également, en l’absence d’antibiotique, à un mécanisme de résistance capable de se maintenir dans une bactérie, sans la désavantager. Des résultats publiés dans les comptes rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS).
L’article publié dans PNAS peut être résumé ainsi : chez certaines bactéries, la résistance s’organise… même en l’absence d’antibiotique. C’est à partir de l’étude de la résistance des entérocoques à la vancomycine que cette équipe a montré pour quelle raison le mécanisme de résistance à cet antibiotique s’était si bien répandu dans le monde entier.

D’autres mécanismes de résistance se développent en l’absence d’antibiotiques : Jusqu’ici, il était admis que l’utilisation massive des antibiotiques était le seul facteur de risque de cette dissémination. Or l’étude pasteurienne révèle que certains mécanismes de résistance inventés par les bactéries se propagent même en l’absence d’antibiotiques dans l’environnement des bactéries et persistent même si l’absence d’antibiotiques se prolonge.

On sait qu’une bactérie antibiorésistante ou BMR peut transmettre à des bactéries de sa famille ou à des bactéries de familles différentes ses gènes de résistance au moyen de molécules, éléments génétiques mobiles, appelées plasmides. Cela se produirait notamment en milieu hospitalier où les BMR abondent. Justement, l’équipe de Patrice Courvalin s’est intéressée au mécanisme de résistance à la vancomycine des entérocoques, principaux responsables d’infections nosocomiales.

Un mécanisme de résistance capable de se maintenir dans une bactérie sans freiner sa croissance : L’équipe de l’Institut Pasteur explique qu’au cours des dernières décennies, les entérocoques sont devenus des BMR… contre lesquelles la vancomycine reste (restait) le traitement de la dernière chance…En fait, on a identifié sur cette bactérie 7 gènes de résistance à la vancomycine, transportés par cet élément génétique voyageur et transférés à d’autres bactéries. Lorsqu’ils s’expriment dans le génome d’une bactérie où ils se sont insérés, ces gènes entraînent un profond remodelage de la paroi de leur bactérie d’adoption. Cette modification, l’un des trois grands mécanismes connus d’antibiorésistance acquise, qui permet à la bactérie d’acquérir un haut niveau de résistance à la vancomycine (entre autres…), présente cependant pour elle une dépense énergétique élevée, qui freine sa croissance. Pour cette raison, les gènes de résistance s’expriment uniquement lorsqu’il y a un danger : un antibiotique à proximité…

Dans le cas présenté, il apparaît que, en l’absence d’antibiotique, ce mécanisme n’a pas de coût énergétique et ne pénalise en rien les bactéries acquérant une résistance élaborée par d’autres. Elles conservent, in vitro comme in vivo, les mêmes caractéristiques que les bactéries sensibles à la vancomycine, qu’il s’agisse de leur cinétique de croissance, de leur potentiel invasif ou de leur aptitude à disséminer.

Ce résultat, démontré à partir d’isolements cliniques et de mutants développés in vitro, pose un nouveau dilemme à la lutte contre les antibiorésistances, car c’est la première démonstration d’un mécanisme de résistance capable de se maintenir dans une bactérie, sans la désavantager.

Un constat qui incite à pousser la compréhension des mécanismes de résistance et de leur « coût biologique » pour les bactéries qui les hébergent. Des propriétés que l’équipe de l’Institut Pasteur continue d’explorer, notamment sur les bactéries responsables d’infections nosocomiales.



Source : Communication Institut Pasteur

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